Macron dans les Vosges : Une nouvelle « opération de communication » pour le Président des villes ?

 

Communiqué de Sébastien Humbert, délégué départemental du Front National des Vosges.

Le Président de la République est depuis quelques jours maintenant en opération « séduction » dans les territoires ruraux, ces morceaux de France délaissés alors qu’ils représentent 70% du territoire national.

Emmanuel Macron, présent dans les Vosges les 17, 18 et 19 avril prochains pour parler ruralité et Europe, aurait pu être crédible si, dans la continuité de ses prédécesseurs, il n’avait pas poursuivi une politique d’abandon des services publics dans ces territoires.

Cette politique se traduit dans notre département par la fermeture de 51 classes à la rentrée prochaine ; la mise en application de Groupements Hospitaliers de Territoire dont le but à moyen terme sera de fermer des services puis des établissements de santé (maternité de Remiremont en sursis) ; la disparition programmée de nos communes ; la métropolisation de nos territoires ; l’abandon de nos lignes ferroviaires, jugées pas assez rentables, qui disparaitront avec l’ouverture du rail à la concurrence…

Ce n’est pas une énième visite présidentielle sans orientation concrète qui va résoudre les difficultés des ruraux mais bien un changement de modèle avec un rééquilibrage des moyens alloués aux territoires. Alors que près de 90 Milliards d’euros ont déjà été injectés dans les banlieues, et qu’il a récemment été évoqué d’ajouter 48 Milliards supplémentaires dans les quartiers « politique de la ville », nous demandons que pour 1 euro investi dans les banlieues, 1 euro soit investi dans nos campagnes !

Le Front National propose la mise en place d’un « bouclier rural » avec pour objectif de garantir à chaque Français d’être à distance raisonnable d’une école, d’une gare, d’une gendarmerie et d’un centre de soins.

C’est en ce sens que nos militants ont arpenté le département des Vosges tout le week-end et ce lundi pour diffuser, via une campagne de collage et plusieurs distributions de tracts, le triste bilan d’Emmanuel Macron.